Semaine-Mission-A

En clôture de la « Semaine Missionnaire Mondiale 2017 », — sous le thème « Ensemble, osons la Mission ! » — explorons les vieux manuels de catéchisme pour mesurer la place que la catéchèse réservait jadis à l’action pastorale.

Bredouille ! Aucun chapitre, aucune leçon, aucune page n’est consacrée à la pressante exhortation du Christ « Allez, de toutes les nations, faites mes disciples. » (Mat. 28, 16-40)

Pour la génération de nos aïeux, l’action pastorale ne semblait pas une nécessité impérieuse, à une époque où l’instruction religieuse relevait autant de la foi que de la culture nationale. La France, « fille aînée de l’Église », n’avait alors aucune raison de douter de l’enracinement de la Parole.

Rien de comparable aujourd’hui en ce début de XXIe siècle où l’Église s’emploie à hausser la voix et hisser les cœurs face aux défis de la déchristianisation.

Le pape François, qui ne manque jamais de taquiner les « chrétiens de salon », nous invite sans cesse, tous cathos que nous sommes, à « aller aux périphéries » pour clamer haut et fort sur les pas de saint Paul : « Je n’ai pas honte de l’Évangile » (Rm 1, 16)

« Aller aux périphéries » ? Derrière cet « élément de langage » ressemblant furieusement à un slogan — oui, l’Église sait (enfin) communiquer —, jaillit comme une envie d’audace contagieuse, face à « l’esprit du monde » qui cherche à nous cantonner gentiment dans le strict respect de la liberté religieuse de chacun. Au nom des trois axiomes que dictent les incantations au « vivre-ensemble ».

Axiome 1 : Les bigots de la laïcité ne manquent jamais de nous rappeler que depuis le siècle des Lumières, la religion n’est plus qu’une sous-culture, ennemie du « Progrès » et de la « Raison » : une « superstructure » qui ne saurait valoir mode de penser. Alors sommes-nous des arriérés ?

Axiome 2 : Jésus Christ Ressuscité est « trop clivant » pour être « séculier compatible » en notre temps où le relativisme prétend se porter garant d’un consensus apaisant. Et pourtant depuis deux mille ans, IL nous interroge : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » (Marc, 8, 27 :33) Nous, nous connaissons la réponse. Alors, face au dogme mou de la tolérance républicaine, sommes-nous des agitateurs ?

Axiome 3 : Les beaux esprits libres penseurs ne résistent pas au plaisir de nous culpabiliser dès que nous allons « aux périphéries » pour porter la Bonne Nouvelle. Entre évangélisation et prosélytisme, selon eux, la frontière est trop ténue, la nuance est trop subtile, la limite est vite franchie. Alors sommes-nous des illuminés ?

Parce qu’elle relèverait de la seule sphère privée, la foi n’aurait pas sa place sur l’espace public. Et la proclamer vaut blasphème républicain.

Si ce discours politiquement correct vous séduit, ne lisez surtout pas l’article qui suit.

Si cette doxa de la bien-pensance vous exaspère, lisez cet article, commentez-le et diffusez-le autour de vous, à celles et ceux qui n’osent pas porter partout les Paroles du Christ.

Et aussitôt, notre élan deviendra clameur : « Oui, n’ayons pas honte de l’Évangile ! » 

In corde Christi.

JG

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À LIRE ET À DIFFUSER Urbi et Orbi, bien sûr…

« Évangélisation ou prosélytisme ? Enfin la réponse ! »

Source : Bulletin d’Information Paroissiale de Saint-Pierre de Montmartre, 8 X 2017

Evangelisation_Proselytisme_08X17_A

 

À (RE)DÉCOUVRIR, deux teasers évangélisateurs !

L'urgence est de l'annoncer !

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