Regina

Les Évangiles lui consacrent peu de mots. Et pourtant, elle occupe une grande place dans notre Foi. Si discrète et si présente, ainsi se pose la Vierge Marie dans les manuels de catéchisme de jadis. « Médiatrice de toutes les grâces », elle incarne à la fois la maternité, la miséricorde, la tendresse… Quels meilleurs gages d’intercession pour notre pauvre condition humaine !

Entre la fête de l’Immaculée Conception (8 décembre), la fête de la Vierge de Guadalupe (12 décembre) et la crèche de Noël consacrant la Sainte Famille (25 décembre), le visage de la Vierge Marie illumine de douceur cette période de l’Avent. De son sourire bienveillant, elle nous rassure. Elle nous montre le chemin : pénitence et joie préparent nos cœurs à l’avènement du Messie. Alors que serait l’Avent sans Marie ?

 Toute la plénitude des grâces…

Marie-Enfant

On peut diviser la vie de Marie en quatre périodes :

  • Celle qui précède l’Incarnation et qui s’écoule à Jérusalem, soit dans sa famille, soit au Temple.
  • Celle où s’accomplit le grand mystère de l’Incarnation. Elle se passe à Nazareth avec saint Joseph, à Hébron dans la maison de Zacharie, à Bethléem lors de la naissance de Jésus et à Jérusalem.
  • Celle de la vie cachée de Jésus qui s’écoule en Égypte et, au retour, à Nazareth, et qui dure trente ans.
  • Celle de la vie publique de Jésus où s’accomplit le mystère de la Rédemption et que suivent les dernières années de Marie.

Le père de la Sainte Vierge se nommait Joachim et sa mère Anne. L’Église les a placés au nombre des saints, car la tradition qui nous a transmis leurs noms témoigne qu’ils étaient des modèles de toutes les vertus.

Tous deux appartenaient à la famille royale de David, alors bien déchue de son ancienne splendeur.

Tous deux étaient avancés en âge et privés d’enfants quand Marie leur fut donnée.

Marie, vu le rôle qui lui était réservé dans l’Incarnation du Verbe, reçut de Dieu, dès le premier instant de son existence, toute la plénitude des grâces qu’une créature peut recevoir.

Au premier rang de ces grâces, il faut placer la faveur d’avoir été exemptée du péché originel, privilège désigné sous le nom d’Immaculée Conception.

Source : ***— La Sainte Vierge - cours moyen (Paris, Librairie catholique Emmanuel Vitte, 2e édition, 1947)

… Portée par l’Immaculée Conception

Immaculee

Dans la fête de l’Immaculée Conception, l’Église honore le privilège glorieux, en vertu duquel Marie, dès le premier instant de son existence, a été préservée du péché originel et comblée de tous les dons de la grâce sanctifiante. La naissance de Marie a été l’aurore de notre rédemption, comme sa conception immaculée avait été l’ombre qui précède la lumière. La Conception immaculée de Marie donnait une Mère au Messie, une protectrice aux hommes et une Reine aux élus.

C’est en Orient que cette fête a pris naissance. Elle fut établie vers l’an 721…

En 1100, elle prenait naissance en Angleterre ; en 1145, au diocèse de Lyon ; en 1576, le pape Sixte IV ordonnait sa célébration par toute la chrétienté. Le 8 décembre 1854, Pie IX définissait le dogme de l’Immaculée Conception et Léon XIII l’a mise au rang des fêtes de première classe.

La reconnaissance, l’admiration et le regret de nos fautes, tels sont les sentiments qu’inspire aux fidèles cette fête de l’Immaculée Conception, célébrée le 8 décembre.

Source : FATIEN (B.) & SYNAVE (R.P. Paul) — Histoire de l’Église (Paris, Librairie A. Hatier, 19e édition, 1938) 

Le Salve Regina, dédié à la Vierge Marie, appartient au répertoire grégorien.

À l’abbaye de Cîteaux, il est chanté tous les soirs à la fin de l'office des complies. Il introduit les moines dans la paix pour leur repos de la nuit.

Vierge-Marie