Ascension-08

À l ‘appui d’images éloquentes, les vieux livres de catéchisme donnent à l’Ascension tout son éclat spirituel, entre le merveilleux et l’allégresse, juste assez pour mettre à la portée de l’enfant la question qui lui brûle les lèvres : « pourquoi Jésus est-il monté aux cieux ? »

Côté merveilleux, le spectacle est à la hauteur. Au moment où Jésus bénit ses disciples, voilà qu’une force mystérieuse l’arrache du sol. « Il monte au ciel, en corps et en âme, par sa propre puissance. » Un nuage l’enveloppe, symbole de la présence de Dieu, — clin d’œil évident à l’Ancien Testament. Ainsi s’accomplit sa prière intime, murmurée dans le jardin de l’Agonie la veille de sa mort : « Père, glorifiez-moi de la gloire que j’avais auprès de vous avant que le monde fût. » (Jean, 17,5). Emporté dans la nuée céleste, comme si le Père le raccompagnait, Jésus quitte ses apôtres pour retrouver sa place, à la droite de Dieu, tout en prenant son humanité avec Lui.

Interloqués, ébahis, stupéfaits ses compagnons de route ! Franchement, on ne le serait à moins… Comble du surnaturel : « deux hommes habillés de blanc » — des anges à n’en point douter — interviennent aussitôt pour secouer ces apôtres incrédules, perdus dans leurs pensées. « Hommes de Galilée, que restez-vous là, à regardez au ciel ? Ce Jésus qui vient de vous être enlevé pour monter au ciel, en reviendra de la même manière que vous l’avez vu monter. » (Actes, 1, 6-12)

Quelle plus belle admonestation, cette annonce immédiate du retour tel qu’IL l’avait promis ! Aussitôt, les disciples comprennent pourquoi Jésus est parti retrouver son Père. L’allégresse balaie la tristesse. Tous rentrent à Jérusalem, transportés de joie. Avec la sereine certitude de n’être jamais abandonnés par Lui. Avec la ferme résolution de passer à l’action : « être ses témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre » (Actes, 1,8), proclamer partout la Résurrection de Jésus. Une conviction inébranlable que nous autres chrétiens de notre temps devons relayer, sans honte ni complexe, dans le souvenir du martyre des apôtres. Croire des hommes qui se font égorger plutôt que taire la vérité. Une résolution vraiment digne de l’Ascension. Comment dès lors pourrions-nous rester des chrétiens de salon ?

JG

Ascension-07

Source : Catéchisme à l’usage des diocèses de France (Marseille, éditions Publiroc, illust. Jules BRETON, s.d.) 

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L’empreinte des pieds du Sauveur

Ascension-01

Au temps d’Eusèbe, qui vivait vers le commencement du IVe siècle, on croyait savoir, par tradition, l’endroit d’où Notre-Seigneur était monté au ciel. On montrait dès ce temps, sur le point le plus élevé du mont des Oliviers, sur une pierre les marques ou l’empreinte des pieds du Sauveur, traces que rien n’avait pu effacer. Et cependant, la piété des fidèles faisait que bien souvent ils grattaient cette pierre pour emporter chez eux un peu de cette poussière sacrée.

Et ce qui est encore plus merveilleux, c’est que Titus, quand il vint faire le siège de Jérusalem, avait planté ses tentes sur le mont des Oliviers, comme sur les autres hauteurs, pour enceindre la ville déicide, et que les pas de tant de soldats, que le roulement de tant de machines de guerre, n’aient pas fait disparaître la marque des pieds du Dieu de paix et d’amour.

Saint-Paulin de Nole et Sulpice-Sévère, contemporains de saint Jérôme, nous apprennent aussi la même chose ; saint Augustin avait la même opinion ; il le prouvait lorsqu’il disait : « On allait en Judée adorer les vestiges de Jésus-Christ, qui se voyaient au lieu d’où il était monté au ciel. »

Dieu fit encore un autre miracle de grand éclat au sujet de ces vestiges du Seigneur, lorsque l’impératrice Hélène fit bâtir l’église de l’Ascension sur la place du Mont des Oliviers ; d’où l’on savait que le Seigneur était monté au ciel. On voulut paver, comme le reste de l’église, l’endroit où était la trace de ses pieds, et le couvrir de marbre précieux ; mais on avait beau le cimenter et vouloir retenir cette dalle avec de longs clous d’or rivés en terre, une puissance, sortant du lieu même que Jésus-Christ avait touché de ses pieds sacrés, soulevait et jetait toujours à l’écart ce que l’architecte voulait fixer sur l’empreinte miraculeuse.

Il en fut de même lorsque l’on chercha à fermer la voûte. Jamais on ne put parvenir à la clore, et pendant bien des siècles le dôme resta avec une ouverture, qui indiquait que Dieu avait passé là pour retourner dans son royaume céleste. 

Source : WALSH (M. le Vicomte) — Tableau poétique des fêtes chrétiennes (Paris, Librairie Blériot, collection Bibliothèque grise, nouvelle édition, s.d., vers 1900)

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Ascension-D

Pourquoi Jésus est-il monté aux cieux ? Réponse explicite à une question de bon sens.

Source : CAULY (Mgr E.) — Le Catéchisme expliqué - dogme, morale, sacrements, culte - (Paris, J. de Gigord Éditeur, nouvelle édition, 319e à 352e mille, 1924)

Ascension-A

Source : ECKER (J.) & GRIESBACH (J.) — Petite Bible ilustrée des enfants - cours moyen (Paris, Établissements Casterman S.A., 1921)

Ascension-E

Source : QUINET (Chanoine) — Explication simple et pratique de mon Catéchisme (Paris, Librairie L’École, 1938, Illust. Pierre ROUSSEAU)

Ascension-F

Après lecture de l'Évangile, le grand cierge pascal est éteint pour montrer que Jésus est monté aux cieux.

Source : PRIGENT (Chanoine) — Mon catéchisme illustré - cours moyen et supérieur (Paris, Libraire Saint-Joseph, s.d.)

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Siervas - Desde la Cruz — Depuis la Croix —

Preuve que l’inspiration de l’Esprit saint s’adapte aux rythmes de notre temps…

Servian del Plan de Dios, une communauté péruvienne à découvrir… et à soutenir.

 Avec elles, “Id por todo el mundo y anunciad la Buena Nueva” Mc 16,15 

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